Cannabis, boulettes et soupçon de révisionnisme

Il faut impérativement que le gouvernement, ou en tout cas certains de ses membres soit arrêtent les produits illicites, soit s’y mettent carrément et avec application ! Plus sérieusement, les propositions qui sont faîtes sont ahurissantes à plusieurs endroits. Dans ce billet, vous trouverez un peu de cannabis, beaucoup de boulettes et un soupçon de révisionnisme !

Dépénaliser est dangereux 

Dépénaliser le cannabis revient à lui donner un statut autre que celui qui le caractérise actuellement, à savoir qu’il est illicite. Il est aujourd’hui illicite pour un certain nombre de raisons dont l’une, et pas la plus négligeable, c’est une drogue. Au-delà du mot, il est intéressant de se pencher sur ce qu’est effectivement une drogue et de quelle manière un produit en devient une ; bref, qu’est-ce qu’une drogue ?

Selon l’Université de Lorraine à Metz, une drogue est une substance qui, une fois absorbée, modifie une ou plusieurs fonctions du système nerveux central. Elle peut avoir des effets sur les pensées, les émotions, le comportement, l’humeur, etc.

Selon Larousse, il s’agit d’une substance psychotrope naturelle ou synthétique, qui conduit au désir de continuer à la consommer pour retrouver la sensation de bien-être qu’elle procure. C’est une substance dont l’usage excessif est toxique en raison aussi de la dépendance qu’il crée chez l’utilisateur.

D’autre part, la loi française est très claire. La consommation de produits stupéfiants est interdite sur le territoire français. Pourquoi vouloir changer ceci ? Dans quel but ? A qui cela profite de légaliser la consommation de cannabis ? Aux trafiquants… Les principaux bénéficiaires de cette dépénalisation seraient donc les organisateurs de l’économie parallèle… On croit rêver ! A moins que ce ne soit une solution avancée par Mr Montebourg afin de revitaliser le marché de l’emploi !

Il y a aussi les salles de shoot qui serviront à « s’assurer du contexte sanitaire de la prise de drogue et de son éventuel remplacement par des produits de substitution ». En clair il s’agit de ne pas s’intéresser à la cause de l’usage de drogue mais uniquement à sa conséquence la plus dramatique. D’autre part, le prétexte fallacieux sanitaire n’a d’autre but que de recenser et contrôler une partie de la population, celle étant dans le besoin le plus radical.

 

Le gouvernement manque cruellement de cohésion

J’évoquais à l’instant le cannabis, mais les boulettes (n’y voir aucun jeu de mot…) sont devenues une marque de fabrique de ce gouvernement : cannabis (Duflot et Peillon), Redevance sur les postes secondaires (Cahuzac), Traité Européen (mention à l’ensemble du gouvernement), projet de loi sur le mariage homosexuel (Taubira, Bertinoti), permis d’exploitation minière et pétrolière (Bricq)…

Techniquement, la palme revient certainement à Mme Lamblin soupçonnée de blanchiment d’argent et/ou évasion fiscale ; elle n’est pas au gouvernement me direz-vous, mais tout de même…

On terminera par cette citation du Premier ministre en personne : « Quelques-uns ont fait leur apprentissage et parfois se sont laissé aller à des commentaires qui n’avaient pas grand-chose à voir avec leur ministère »… On est rassuré, il y a un capitaine à la manoeuvre…Sans commentaire…

Le gouvernement se veut pluriel, il l’est pour le moins ! Mais la différence entre un orchestre qui joue une symphonie et un conglomérats de solistes amateurs, c’est que dans le premier cas, non seulement ma musique est belle, mais elle est porteuse de sens, et donc de clarté et d’espoir.

Révisionnisme ? Jamais !

J’en viens pour finir à notre excellente ministre du droit des femmes. Elle nous annonce aujourd’hui qu’elle souhaite « passer en revue » l’ensemble des manuels scolaires au regard de l’homosexualité.

"Aujourd’hui, ces manuels s’obstinent à passer sous silence l’orientation LGBT [lesbienne, gay, bi et trans] de certains personnages historiques ou auteurs, même quand elle explique une grande partie de leur œuvre, comme Rimbaud" nous dit-elle. Et la réécriture de l’histoire, c’est du révisionnisme…

Deux questions : de quelle autorité ou compétence dispose-t-elle pour prétendre expliquer une oeuvre littéraire ? Son orientation sexuelle personnelle explique-t-elle sa propre « oeuvre » politique ?

Enfin, à vouloir passer en force sur des sujets – elle parle elle-même de vouloir « banaliser » la famille homoparentale… les personnes concernées, ou consternées, apprécieront – dont des groupes de pression souvent très éloignés de la réalité de vie des personnes homosexuelles se font les hérauts, elle obtiendra l’effet inverse en généralisant la stigmatisation.

Je suis atterré par la faiblesse de la réflexion, ne serait-ce que d’un point de vue de pure communication, de ce gouvernement…

2 réponses à “Cannabis, boulettes et soupçon de révisionnisme

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