Martine au congrès de Reims…

logo_ps1Et bien finalement, je n’ai pas perdu mon temps en ce samedi après-midi ! Tout à commencé après un agréable déjeuner en famille par le match test France – Iles du Pacifique en rugby. Une opposition rugueuse, parfois à la limite du gentlemen agreement qui préside à ce sport de contact, et une victoire brouillonne de la France qui manque de rigueur et bafouille son rugby, facilitée à la 20e minute par l’expulsion d’un adversaire…

Je pensais que cela en était fini de la médiocrité pour la journée, force est de constater que je me suis lourdement trompé…

Je zappe à la fin du match et tombe sur le Congrès de Reims… Il est loin le temps où Reims voyait le sacre des Rois de France ! C’est à ce moment-là au tour de Martine Aubry de s’exprimer.

Charge anti Sarkozy dans les règles de l’art, sans fondement, sans discernement. À en croire Martine (c’est comme cela que l’appellent ses camarades… ce qui me fait immanquablement penser aux livres enfantins : Martine fait ceci, Martine va à tel endroit…) Nicolas Sarkozy porte la responsabilité de la crise financière au niveau mondial et il se bat tous les jours pour aggraver la situation. On pourrait même croire qu’il nous prépare un plan de délabrement de la France… Nous serions donc plus de 53% de la population à avoir voté sciemment pour notre perte ! À propos de la manière dont Martine s’exprime au sujet du Président de la République, je doute qu’elle envisage avec sérieux le respect lié à la fonction, ce qui est amusant quand elle-même prône le respect des uns et des autres (et surtout de ceux qui la soutiennent !).

Un peu plus tard, Martine nous donne les éléments nécessaires pour faire connaissance avec le parti socialiste, léger historique, balayage des valeurs, les fondements et les poncifs qui les accompagnent immanquablement ; et ce, devant un parterre de… délégués socialistes ! Le message du PS est à ce point incompréhensible, qu’il faille expliquer à nouveau en interne ce qu’ils sont ! Et de partir sur de belles envolées : « Nous devons laisser notre trace ! » ou encore « Il faut changer le parti socialiste »… quelle clairvoyance.

La proposition de changement du PS selon Martine réside en trois points : un parti fortement ancré à gauche, un parti européen, un parti soutenu par ses militants.

Bref, il s’agit de la profession de foi de n’importe quel parti républicain, si ce n’est la première assertion qui ne peut correspondre qu’aux socialistes à minima. Il est pourtant nombre de gens qui s’interrogent sur la possibilité de construire avec le MoDem une gauche élargie, ce à quoi Martine répond avec véhémence que c’est absolument hors de question ! La raison en est toute simple, je cite : « Le MoDem ne porte pas un projet compatible avec le PS ». J’ai presque envie de dire qu’au MoDem au moins, il y aurait un projet…

Martine n’hésite pas non plus à évoquer les nombreuses fois où les députés socialistes se rendent à l’Assemblée Nationale sans avoir la moindre idée de ce que peut être le positionnement du PS sur telle ou telle question, sur tel ou tel sujet ! L’aveu est insoutenable ! Pour les socialistes, c’est mettre sur le devant de la scène un dysfonctionnement majeur et inadmissible d’une machine gravement enrayée ; pour les sympathisants de droite, c’est du pain béni pour à nouveau nourrir l’incompétence organisationnelle d’un parti qui veut « imaginer un monde nouveau ».

Martine ira même plus loin en expliquant les raisons qui font que le PS n’est plus respecté, ni par la classe politique, et plus grave, ni par les Français. C’est tout simplement parce qu’il n’est pas respectable, et cet état de fait trouve ses origines, selon Martine, dans trois raisons : il n’existe aucune cohérence globale dans un éventuel projet alternatif à celui de Nicolas Sarkozy, les socialistes ne sont plus respectés, il n’existe pas d’orientation stratégique crédible à l’action politique du PS. Fermez le ban…

Enfin, et je vous l’ai gardé pour la fin, Martine devient sublime lorsqu’elle annonce, sans dévoiler officiellement sa candidature pour le poste de premier secrétaire : « Nous devons aujourd’hui choisir une équipe et un capitaine pour que le PS soit de gauche et se renouvelle… » ; ne choisissez donc pas Martine pour ce qui est du renouvellement !

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