Région : Une fausse note le jour de la Fête de la Musique ?

C’est la 21 juin prochain, jour de la Fête de la Musique, que le Tribunal rendra sa décision quant à l’arrêt ou non du chantier pharaonique du siège de la Région Rhône-Alpes à la Confluence. En effet, l’Inspection du Travail a assigné la Région en justice en référé. La, ou plutôt les causes : de très nombreuses anomalies dangereuses et récurrentes à nouveau constatées sur le chantier.

Pour un chantier « exemplaire «  selon l’expression même de Jean-Jack Queyranne, je crains que l’exemplarité proposée aujourd’hui soit en contradiction majeure avec ce que l’on peut lire sur le site de la Région : « Le cahier des charges insistait sur cinq points : la qualité architecturale, le développement durable, les réponses fonctionnelles et le respect des surfaces définies, l’engagement sur les coûts et les délais ainsi que l’organisation des équipes et les compétences. »

Tous les problèmes trouvent apparemment leur origine dans la coordination des différentes entreprises et corps de métiers réunis sur le chantier. Ils incombent donc directement à l’organisation même mise en place par les équipes de la Région Rhône-Alpes. Et les problèmes sont de taille, ils s’agit de sécurité non assurée pour les ouvriers : filets de protection insuffisants, taille trop réduite des échelles, coffres électriques laissés ouverts, problèmes graves de poids de stocks mettant en péril la structure du bâtiment, fils électriques dans l’eau… sans évoquer les multitudes de poussières et autres produits chimiques dans l’air. Cerise sur le gâteau, le chantier a été partiellement arrêté à 22 reprises ! Les équipes de coordination de Jean-Jack Queyranne ne pourront pas dire qu’ils n’avaient pas été prévenus…

D’aucuns diront que c’est malheureusement le lot de beaucoup de chantier, mais il est tout de même important de noter que les dysfonctionnements ne sont jamais jugés suffisants pour envisager un arrêt total du chantier.

Les conséquences économiques peuvent être très importantes au-delà du coût total estimé à près de 136 millions d’euro. Il est alors impossible de ne pas évoquer l’inévitable retard ; et il est à craindre des mesures de chômage technique mises en oeuvre par les sociétés travaillant sur le chantier. Il serait alors inadmissible que le manque de rigueur dans la coordination des travaux de la part de la Région mette en situation délicates les quelques 400 salariés qui oeuvrent sur le bâtiment.

Chantier exemplaire…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s