Loi sur le renseignement, loi liberticide !

 

Big Brother FrançaisC’est finalement dans une quasi indifférence que le gouvernement s’apprête à faire passer une loi fondamentalement liberticide qui n’aura aucun impact sur la sécurité nationale. Ce crime de lèse liberté aura lieu le 5 mai, à l’Assemblée Nationale, lieu dans lequel les députés défendent les intérêts des citoyens… si, si, je vous assure… Indifférence totale ou presque, nous étions un peu plus de 200 sur la place des Terreaux devant l’Hôtel de Ville de Lyon samedi 2 mai.

Le Parti Libéral Démocrate défend et défendra toujours avec la dernière énergie les libertés fondamentales. Liberté, mot que ne prend son sens qu’avec la notion de responsabilité. Celui ou celle qui se dit libre est avant tout responsable. Et il est de notre responsabilité de Politique que de dénoncer cet état de fait.

Sous le coup de l’émotion, le gouvernement nous démontre avec un cruel pragmatisme que gouverner, c’est obéir au diktat de la sensibilité, c’est donner le flan à l’immédiateté de le real politique, c’est être esclave des sondages quand on attend des dirigeants de la France qu’ils donnent un cap, qu’ils impriment une vision supérieure pour notre Pays.

Il est fascinant de constater à quel point les responsables (rien que le mot m’amuse…) de notre destinée sont plus préoccupés par leur futur proche que par l’avenir de la France. Notre pays est piloté à la petite semaine sans ambition autre que d’assurer une réélection en cédant à toutes les avanies.

Cette proposition de loi est d’autant plus irrationnelle que c’est une manière de faire comprendre aux services de renseignements et à l’ensemble de la chaîne judiciaire qu’ils font mal le job ! Et pourtant, il est temps de leur rendre hommage à ces milliers d’hommes et de femmes qui eux, pour de vrai, veillent quotidiennement, jour et nuit, sur notre sécurité.

Chaque attentat, chaque acte barbare est insoutenable et brise à jamais des familles et laisse des traces indélébiles. Mais combien de ces actes ne verront jamais le jour grâce au travail incessant des services de renseignement, de la justice anti-terroriste, des forces de police et de gendarmerie ? Ces actes déjoués sont infiniment plus nombreux que ceux qui aboutissent. Et à ce sujet, un principe de réalité s’impose : il est impossible de tout déjouer. Faire croire aux français que les placer sous surveillance d’algorithmes scientifiquement parfaits les mettra à l’abri de tout est une insulte à leur intelligence, à notre intelligence à toutes et tous… C’est absolument honteux…

Si on pousse le raisonnement à son extrême, cette mise en oeuvre de renseignement systématisé va pousser les personnes malveillantes à déployer des trésors d’ingéniosité afin de passer entre les mailles du filet. Les moyens utilisés seront de plus en plus sophistiqués et échapperont définitivement au dispositif qui finira par vous surveiller, vous et moi, la belle affaire !

Stop à cette surenchère inéluctable qui sous prétexte de protection érode sans limites nos libertés fondamentales, grignote nos initiatives, noyaute nos ambitions !

Inauguration du Musée des Affluences !

Scandale du Musée des ConfluencesC’est aujourd’hui qu’est inauguré le Musée des Confluences de Lyon. Si cela était possible, je préférerai le nommer Musée des Affluences… d’argent public a minima…

En effet, sans refaire l’histoire 1000 fois lue et commentée par la presse et les observateurs de tous poils, force est de constater que d’un budget de départ de +/- 62 M€, le coût réel dépassera les 300M€… Entêtement de Michel Mercier ou pas, il ne l’a pas construit seul ce Musée des Affluences ! Ils sont nécessairement nombreux ceux qui l’ont suivi dans son projet magélo : tous ceux qui ont constitué sa majorité durant les 15 dernières années… Cela fait du monde tout de même.

Cela devient cocasse quand nombre d’entre eux, qui ont voté systématiquement, poussent aujourd’hui des cris d’orfraie et s’égosillent à nous expliquer que c’est inadmissible, que c’est une honte et patati et patata… et patatra ! Nouveau nom pour le musée, il devient le Musée des Influences !

Qu’est-ce qui a fait que la majorité Mercier a apporté son soutien sans faille ? Probablement des promesses de postes, de places et d’élections… ou encore de tel ou tel passe-droit ou « privilège » en contrepartie. Car avoir voté en permanence la poursuite de ce naufrage financier interroge inévitablement sur les motivations à le faire…

Pour ma part, je me suis toujours opposé à la dérive financière de ce projet. Cette opposition est devenue un point central de ma campagne lors des cantonales de 2011 : voir le 4e point de mon programme d’alors.

Allez, bonne visite…

Pour mémoire, le petit clip explicatif de Lyon Capitale : ICI

A Maxime

A Maxime.

Maxime est mort hier soir après quelques mois d’une maladie foudroyante.

Maxime me manque. Maxime me manquera.

A mon « p’tit pote » comme j’aime à l’appeler ; pour qui il est, pour ce qu’il m’apporte et ce qu’il apporte aux autres.

Maxime m’a accompagné lors de la campagne des législatives de 2012, campagne courte et intense. Il était mon directeur de campagne, et quel directeur de campagne ! Maxime est un garçon intense : réflexion intense, engagement intense, regard intense, volonté intense. Il était présent au moment où nous avons décidé d’y aller. Il était présent au moment des résultats. Et il était surtout présent à tous les autres instants de ce moment de vie politique. Nous avons arpenté les rues de la circo, bu des centaines de cafés, échangé avec des milliers de lyonnais, mangé de la charcuterie et autres gourmandises avec un légitime combat d’appétits, débattu avec tous, convaincu nombre de ceux que nous avons rencontré ! Nous avons ensemble fait un super boulot qui nous a nécessairement rapproché et nous a confirmé que nous avions tout, ou presque, pour nous entendre.

Maxime parle beaucoup trop vite et le comprendre relève de la gageure ! De là à dire qu’il parle à la vitesse de sa pensée, il n’y a pas loin, mais je suis sûr que parfois, il parle encore plus vite que sa pensée… c’est dire le débit de parole du bonhomme !

Maxime aime la philosophie, pas pour sa simple expression intellectuelle, mais pour l’enrichissement qu’elle procure à celui qui lit les philosophes. Ouvert aux différentes pensées, la synthèse qu’il fait de ses lectures est parfois surprenante ; toujours argumentée, cohérente et construite. Elle lui ressemble.

IMG_8758Maxime aime rouler en 2cv, Mike Oldfield, Pink Floyd, les scouts, le vin blanc, toute forme de littérature faisant un tant soit peu agir les neurones, les soirées foot (et bizarrement l’équipe de Monaco…), le débat, la stratégie, la campagne (politique ou géographique), la bonne chère, la vie, le cinéma (il est un expert en la matière, une sorte d’encyclopédie à entrées multiples), et tant d’autres choses… Et moi j’aime simplement Maxime. 

Je partage nombre de ses engagements et passions. Nous les envisageons souvent différemment. Maxime a le don de m’énerver par ses prises de position volontiers provocatrices et décalées ; cela étant, il adore visiblement mon énervement. Il est simplement brillant et s’égare parfois dans sa propre intelligence, tel est l’un des défauts de ses qualités.

Les mots semblent futiles et peu signifiants au regard de la douleur qui me traverse, les termes employés bien vides de sens en comparaison de la furieuse injustice que nous ressentons tous.

J’assure ses parents et proches de ma plus sincère amitié, aujourd’hui et plus tard. Le mot compassion prend toute la dramatique grandeur de sa signification. Immense vide au milieu de la poitrine…

J’assure ceux qui l’ont connu que d’une manière ou d’une autre, il aura participé à faire de moi ce que je suis aujourd’hui, nombre d’entre vous le savent. Avoir rencontré Maxime et avoir travaillé avec lui à toute heure du jour et de la nuit est un privilège que je revendique et dont je suis fier. 

A Maxime…

Maxime

Les oublis de Mr Thévenoud… et des autres !

Voie sans issue

Après avoir oublié de payer ses impôts pendant 3 ans, il apparaît clairement qu’il a aussi oublié de prévenir son chef de gouvernement et son président de la République. Ces derniers ayant visiblement oublié de se renseigner sur la situation fiscale dudit Thévenoud. Ce qui tend à nous faire croire qu’ils ont déjà oublié… l’affaire Cahuzac ! Affaire dans laquelle Thévenoud n’a pas oublié de faire partie de la commission parlementaire !

C’est bien dans le tempo de l’oubli que l’exécutif de notre pays, la France, évolue. Le président oublie ses promesses (pour nombre d’entre elles, je lui en sais gré…), il oublie ses électeurs (13% de popularité : record absolu au cours de la Ve République !), il oublie que gouverner n’est pas une posture idéologique, et il oublie encore… et surtout, que les Français qui l’ont élu ont cru en ses paroles… qu’il a probablement aussi oubliées !

Finalement, je crois que je n’ai plus qu’une envie, voir les réformes de fonds qui doivent être engagées aboutir et enfin pouvoir passer à autre chose, à une France dynamique qui à les coudées franches pour son développement économique, à une situation sociale plus équilibrées, à une éducation nationale qui prépare nos enfants aux défis de demain… et faire de cette triste période un mauvais souvenir que je n’aurai alors plus qu’à oublier…

Remanier, mais pour quoi ? Dans quel but ?

Communiqué de Presse du Parti Libéral Démocrate du Rhône suite au remaniement ministériel.

20140402 - CP Remaniement

 

2 avril 2014

Remaniement ministériel

 

Communiqué de Presse

Le message envoyé par les français lors de la dernière élection municipale est clair : ils souhaitent une modification visible des choix et options politiques pour la France.

Sans vision ni objectif novateur pour la France, le Président de la République décide d’envoyer un message fort d’immobilisme et d’entêtement dans une politique désastreuse pour l’avenir de la France.

Au-delà du casting pour le moins décevant, quelles sont les priorités de ce gouvernement et quels sont ses objectifs ? Quid de la dépense publique ? Quid de la décentralisation ? Quid du soutien aux entrepreneurs ? Quid du futur de l’éducation ? …

Nous croyons que les solutions pour l’épanouissement des français dans toutes les dimensions de leur vie quotidienne ne peuvent être l’objet d’une communication hasardeuse et d’une mise en scène proche du vaudeville, si l’on fait référence aux atermoiements et émois écologistes.

Profondément responsables, nous voulons une refondation institutionnelle qui mette le citoyen à la fois à la base, et au cœur de notre système politique.

Thierry Mouillac – Parti Libéral Démocrate – Président de la Fédération du Rhône

 

 

La première victime des municipales, c’est la démocratie

Communiqué de Presse du Parti Libéral Démocrate du Rhône suite au premier tour des élections municipales.

20140323 - CP 1er tour municipales

 

 

Communiqué de Presse

Le niveau d’abstention aux municipales de 2014 est historiquement élevé. La première victime de cette abstention record est la démocratie. Dans le cas de Lyon, le futur maire, quel que soit son nom sera élu avec 30% des voix des électeurs inscrits.

Cette abstention met en évidence le profond divorce entre les lyonnais et les politiques censés les représenter. La percée du Front National dans les arrondissements lyonnais (possibilité de se maintenir dans 7 arrondissements sur 9) et dans le Grand Lyon stigmatise ce rejet profond et qui ne trouvera une issue que dans un vrai renouvellement du personnel politique.

Cette situation valide pleinement le positionnement du Parti Libéral Démocrate qui propose une vision réaliste de la politique, ancrée dans la « vraie vie » et dont les préoccupations sont le redressement réel des forces qui font gagner la France. Nous voulons une refondation institutionnelle qui mette le citoyen à la fois à la base, et au coeur de notre système politique.

Thierry Mouillac – Parti Libéral Démocrate – Président de la Fédération du Rhône

De la liberté d’expression

Liberté d'expression

D’emblée, je suis convaincu que l’on peut tout se permettre au nom de la liberté d’expression dans notre société.

Cependant, il faut bien considérer la signification de l’ensemble de cette phrase, des mots utilisés et surtout de leur mise en œuvre dans un contexte donné, à savoir la société française en 2014.

Expression

L’expression consiste à formuler, à proposer à la compréhension, à délivrer un message à autrui. A ce stade de la réflexion, il me parait fondamental de rappeler que ce qui a distingué dans l’histoire de l’évolution l’humain du règne animal réside bel et bien dans la capacité qu’il a eu, à un moment, de verbaliser. Le verbe est en effet la traduction de la prise de conscience de soi et de son environnement. C’est ce procédé incroyable qui a fait qu’à un moment de son histoire, l’humain a su, probablement contraint par sa nécessité de survie, prendre du recul vis-à-vis de son contexte et lui donner une réalité intellectuelle, conceptuelle. Dès lors, et pour parfaire son évolution, cette prise de conscience a nécessité le besoin de nommer. Octavio Paz résume d’ailleurs avec brillance cette réalité conceptuelle de la manière suivante : « nommer c’est créer, et imaginer, c’est naître ». Par essence, l’expression est ce qui a permis la naissance de l’humain tel que nous le connaissons aujourd’hui (les premières formes de mots apparaissent il y a 2 millions d’années et il faut attendre homo erectus il y a plus ou moins 500 000 ans avant de pouvoir évoquer un langage structuré, ce qui coïncide avec la maîtrise du feu). L’expression est donc, de mon point de vue, et bien au-delà d’une liberté, une composante même de ce qui nous spécifie comme humain. Dans cette optique, il semble que sa liberté soit implicite. N’est-ce pas grâce à l’expression que nous évoquons cela ?

Liberté

Autre mot fondateur de la question qui nous intéresse, la liberté. Je crois sincèrement que la liberté se construit quasi intégralement sur des devoirs et non des droits. L’un n’allant cependant pas sans l’autre. Croire qu’être libre c’est faire ce que l’on veut participe d’un véritable esclavage de soi par soi, autant dire que dans cette relation étrange, le maître et l’esclave ne font qu’un pour la bonne et simple raison que le maître a simplement démissionné. Faire ce que l’on veut revient finalement à refuser tout contrôle de ses envies et donc à ne plus être dans le jugement cher aux stoïciens, qui me sont chers… Etre en capacité de juger et donc de s’autoriser ou non selon que l’analyse de la situation nous permet de choisir ressemble beaucoup plus à la liberté. La liberté est donc affaire de choix : je le fais ou je ne le fais pas ! La liberté qui consisterai à faire tout ce qui nous passe par la tête est de fait le refus du choix, et refuser de choisir, de décider, c’est refuser la responsabilité. La liberté dans ce que je la considère comme honorant l’humain est celle qui consiste à être responsable, donc à assumer, ou tout au moins envisager, les conséquences de ses choix.

Il en va de même pour notre fameuse liberté d’expression.

Dans ce qu’elle implique comme étant la possibilité d’exprimer en assumant les conséquences de son expression, elle est d’emblée inaliénable. Cette inaliénabilité lui confère sa prééminence sur le préjugé et l’a priori et c’est en ce sens qu’elle est vertueuse.

Du devoir d’écoute afin de préserver la liberté de dire.

La liberté d’expression ne prend de sens que dans les conditions définies par une écoute. En effet, l’écoute est incontournable et pour deux raisons distinctes. Elle garantit la pertinence de sa propre liberté d’expression et elle est garante de la compréhension du message exprimé.

  • Elle garantit la pertinence de sa propre liberté d’expression ; en effet, sans écoute, il est simplement impensable de pouvoir intervenir suite à une première expression afin de participer à l’échange. De fait, la participation est pertinente et engage elle-même notre propre responsabilité (puisque librement engagée). La pertinence de notre propos en réponse à un message est une marque forte de respect de son interlocuteur et donc de la considération que l’on porte à son expression, quelle qu’elle soit. Ainsi, il me semble plus clair et performant de s’opposer ou de marquer sa réprobation après avoir entendu (au sens étymologique du verbe : tendre vers, puis au moyen âge : comprendre) son interlocuteur.
  • Elle est seule garante de la possibilité d’apprécier à sa juste valeur le message exprimé et donc d’en tirer toutes les conséquences qui, dans notre société se résument à deux catégories majeures : les propos sont dans un cadre légal, les propos sortent du cadre légal. Dans tous les cas, il parait inapproprié d’interdire a priori une expression sous prétexte que cette expression portera des messages répréhensibles. Le fait d’interdire l’expression a priori porte un nom qui ne peut, selon moi, être encore d’actualité dans la France d’aujourd’hui : la censure.

Ce lien entre liberté d’expression et devoir d’écoute est primordial pour éviter de tomber dans les travers de toutes les formes de fanatisme.

Le cas de Dieudonné et notre République

Prenons le cas bien concret de l’humoriste Dieudonné qui a défrayé la chronique récemment et posons nous la question suivante : qui entre celui dont on prétend qu’il va exprimer des messages illicites et celui qui est en charge du maintien desdits propos dans le cadre de la loi a raison ?

Pour moi, celui qui va peut-être, ou même certainement, exprimer une opinion dont le message est puni par loi se rend coupable au moment même… où il l’exprime ! Il n’est en aucun cas coupable de propos qu’il n’a pas tenu mais que l’on pense avec certitude qu’il tiendra. Si le législateur, ou plutôt en l’occurrence « l’exécuteur » (pour bien marquer la différence entre le pouvoir législatif et exécutif) préjuge et interdit ou censure de manière pro active, il bafoue le principe fondamental de liberté d’expression et de plus il enfreint probablement la loi, ou à défaut l’esprit de la loi, en jugeant a priori. Et en jugeant a priori, il sort du cadre de ses prérogatives qui ne sont en aucun cas de juger (pouvoir judiciaire), mais bien d’appliquer la loi. Pour rappel, ceux qui appliquent leur propre loi (car c’est bien ce dont il s’agit en la matière) s’affranchissent au nom du peuple (du fait de leur nomination par un chef de gouvernement lui-même nommé par un président élu) de la première des garanties que le peuple est en droit d’attendre de la République : son égalité en droit.

De manière un peu brutale et pourtant incroyablement réelle, l’action menée par le ministre de l’intérieur dans l’affaire Dieudonné par le truchement des préfets et de l’invocation d’un potentiel trouble à l’ordre publique, n’est autre que le reniement par celui-ci de ce qui lui confère sa légitimité.

En poussant plus avant dans ce raisonnement, c’est une entorse grave au principe de séparation des pouvoirs qui fonde l’équité de la République : le législatif, l’exécutif et le judiciaire.

Au-delà de tout ce que l’on peut penser de ce que les propos de Dieudonné contiennent comme message nauséabond et inacceptable, personne, ni même un gouvernement ne peut les condamner a priori. Il faut qu’ils soient effectivement prononcés pour pouvoir donner lieu à une action judiciaire. En la matière, j’affirme que la liberté d’expression n’a pas été garantie et de plus, elle a subit un grave préjudice du fait de l’emballement que la situation a provoqué.

Mais à qui doit-on cet emballement ?

Je vois personnellement deux responsabilités flagrantes : celle des média et celle du « court-termisme » et du besoin frénétique de communication de ceux qui nous gouvernent.

Pour conclure, je pense qu’il n’est pas possible de faire une limitation du droit de la liberté d’expression, mais que tout nous invite à être particulièrement vigilant sur ce que l’on peut en faire. D’autre part, il faut que le droit, donc le législateur, soit en mesure de punir sévèrement l’inacceptable (à partir du moment où nous sommes suffisamment sages et apaisés pour le distinguer de ce qui est acceptable) ; et que l’on poursuive effectivement et de manière efficace ceux qui utilisent ce précieux trésor à des fins qui vont à l’encontre de l’humanisme et du respect de l’autre, valeurs cardinales de notre République.