Quelle réaction face à cette situation en France ?

Les heures épouvantables que nous vivons nous renvoient nécessairement, tant individuellement que collectivement à la question de notre réaction à ce qui se passe. Après avoir été abasourdis, atterrés, incrédules puis dévastés, comment réagir ?

Ne cédons pas à la terreur, continuons à vivre comme nous le souhaitons, en responsabilité et en assumant notre mode de vie. Notre liberté n’a pas de prix ! Notre mode de vie inclut la compassion pour les victimes et leurs proches, notre mode de vie doit inclure une sévérité absolue envers ceux qui souhaitent le changer ! Voilà en quelques mots ce que je pense être la bonne réaction.  C’est en tout cas comme cela que je veux me comporter, que je veux « faire face » à cette situation.

Alors pour ne pas me contenter de mots, je me suis appliqué à vivre un samedi après-midi normal aujourd’hui. Je suis allé à pied avec mon fils en centre ville pour acheter un livre, nous avons pris notre temps pour nous promener et profiter du beau temps. L’appréhension était présente, une forme diffuse d’angoisse et d’extrême vigilance. Je pensais sincèrement que nous serions presque seuls dans les rues, qu’elles seraient désertes, et bien non ! Les rues étaient bondées et je m’en félicite ! Les lyonnais ont eu de mon point de vue la meilleure réaction possible à la situation : continuer à vivre leur vie !

En effet, si nous modifions nos comportements, si nous vivons dans la peur, si nous devenons paranoïaques, si nous sommes terrorisés, alors ils auront gagné. Laissons aux forces de sécurité les actions de renseignement, de recherche, d’investigation et d’action qui rentrent dans leur cadre de compétences. Je crois profondément à la qualité de leur travail, à leur implication dans leur mission, à leur professionnalisme et leurs convictions de travailler pour notre sécurité. Et ceux que j’entends dire que tel ou tel terroriste était fiché ou connu des services et que c’est une honte que l’on ne les aient pas arrêtés, à ceux là j’ai envie de leur dire tout le mépris que j’ai pour eux, pour leur bien cynique et misérable petit intérêt personnel… Le seul respect qu’ils ont est pour leur ego démesuré, leur petite ambition personnelle, tout à l’inverse de ceux qui assurent notre bien être, ceux qui prennent des risques insensés pour garantir notre mode de vie. La récupération politique en la circonstance est parfaitement abjecte et je la vomis !

Pour ma part, je veux vivre normalement, je ne veux pas que cette pression ait de conséquences sur ma vie quotidienne. J’assume le risque de me retrouver dans un lieu, dans une manifestation potentiellement à risque, tant pis ! Si je ne le faisais pas, les terroristes sans s’être approchés de moi m’auraient déjà mis à genoux, et ça, ça n’arrivera pas !

Je veux témoigner ici de ma compassion et de ma sollicitude pour les victimes, je partage la douleur des familles et ne sais que faire pour les soulager… espoir vain… mais espoir tout de même…

Les oublis de Mr Thévenoud… et des autres !

Voie sans issue

Après avoir oublié de payer ses impôts pendant 3 ans, il apparaît clairement qu’il a aussi oublié de prévenir son chef de gouvernement et son président de la République. Ces derniers ayant visiblement oublié de se renseigner sur la situation fiscale dudit Thévenoud. Ce qui tend à nous faire croire qu’ils ont déjà oublié… l’affaire Cahuzac ! Affaire dans laquelle Thévenoud n’a pas oublié de faire partie de la commission parlementaire !

C’est bien dans le tempo de l’oubli que l’exécutif de notre pays, la France, évolue. Le président oublie ses promesses (pour nombre d’entre elles, je lui en sais gré…), il oublie ses électeurs (13% de popularité : record absolu au cours de la Ve République !), il oublie que gouverner n’est pas une posture idéologique, et il oublie encore… et surtout, que les Français qui l’ont élu ont cru en ses paroles… qu’il a probablement aussi oubliées !

Finalement, je crois que je n’ai plus qu’une envie, voir les réformes de fonds qui doivent être engagées aboutir et enfin pouvoir passer à autre chose, à une France dynamique qui à les coudées franches pour son développement économique, à une situation sociale plus équilibrées, à une éducation nationale qui prépare nos enfants aux défis de demain… et faire de cette triste période un mauvais souvenir que je n’aurai alors plus qu’à oublier…

Remanier, mais pour quoi ? Dans quel but ?

Communiqué de Presse du Parti Libéral Démocrate du Rhône suite au remaniement ministériel.

20140402 - CP Remaniement

 

2 avril 2014

Remaniement ministériel

 

Communiqué de Presse

Le message envoyé par les français lors de la dernière élection municipale est clair : ils souhaitent une modification visible des choix et options politiques pour la France.

Sans vision ni objectif novateur pour la France, le Président de la République décide d’envoyer un message fort d’immobilisme et d’entêtement dans une politique désastreuse pour l’avenir de la France.

Au-delà du casting pour le moins décevant, quelles sont les priorités de ce gouvernement et quels sont ses objectifs ? Quid de la dépense publique ? Quid de la décentralisation ? Quid du soutien aux entrepreneurs ? Quid du futur de l’éducation ? …

Nous croyons que les solutions pour l’épanouissement des français dans toutes les dimensions de leur vie quotidienne ne peuvent être l’objet d’une communication hasardeuse et d’une mise en scène proche du vaudeville, si l’on fait référence aux atermoiements et émois écologistes.

Profondément responsables, nous voulons une refondation institutionnelle qui mette le citoyen à la fois à la base, et au cœur de notre système politique.

Thierry Mouillac – Parti Libéral Démocrate – Président de la Fédération du Rhône

 

 

De la liberté d’expression

Liberté d'expression

D’emblée, je suis convaincu que l’on peut tout se permettre au nom de la liberté d’expression dans notre société.

Cependant, il faut bien considérer la signification de l’ensemble de cette phrase, des mots utilisés et surtout de leur mise en œuvre dans un contexte donné, à savoir la société française en 2014.

Expression

L’expression consiste à formuler, à proposer à la compréhension, à délivrer un message à autrui. A ce stade de la réflexion, il me parait fondamental de rappeler que ce qui a distingué dans l’histoire de l’évolution l’humain du règne animal réside bel et bien dans la capacité qu’il a eu, à un moment, de verbaliser. Le verbe est en effet la traduction de la prise de conscience de soi et de son environnement. C’est ce procédé incroyable qui a fait qu’à un moment de son histoire, l’humain a su, probablement contraint par sa nécessité de survie, prendre du recul vis-à-vis de son contexte et lui donner une réalité intellectuelle, conceptuelle. Dès lors, et pour parfaire son évolution, cette prise de conscience a nécessité le besoin de nommer. Octavio Paz résume d’ailleurs avec brillance cette réalité conceptuelle de la manière suivante : « nommer c’est créer, et imaginer, c’est naître ». Par essence, l’expression est ce qui a permis la naissance de l’humain tel que nous le connaissons aujourd’hui (les premières formes de mots apparaissent il y a 2 millions d’années et il faut attendre homo erectus il y a plus ou moins 500 000 ans avant de pouvoir évoquer un langage structuré, ce qui coïncide avec la maîtrise du feu). L’expression est donc, de mon point de vue, et bien au-delà d’une liberté, une composante même de ce qui nous spécifie comme humain. Dans cette optique, il semble que sa liberté soit implicite. N’est-ce pas grâce à l’expression que nous évoquons cela ?

Liberté

Autre mot fondateur de la question qui nous intéresse, la liberté. Je crois sincèrement que la liberté se construit quasi intégralement sur des devoirs et non des droits. L’un n’allant cependant pas sans l’autre. Croire qu’être libre c’est faire ce que l’on veut participe d’un véritable esclavage de soi par soi, autant dire que dans cette relation étrange, le maître et l’esclave ne font qu’un pour la bonne et simple raison que le maître a simplement démissionné. Faire ce que l’on veut revient finalement à refuser tout contrôle de ses envies et donc à ne plus être dans le jugement cher aux stoïciens, qui me sont chers… Etre en capacité de juger et donc de s’autoriser ou non selon que l’analyse de la situation nous permet de choisir ressemble beaucoup plus à la liberté. La liberté est donc affaire de choix : je le fais ou je ne le fais pas ! La liberté qui consisterai à faire tout ce qui nous passe par la tête est de fait le refus du choix, et refuser de choisir, de décider, c’est refuser la responsabilité. La liberté dans ce que je la considère comme honorant l’humain est celle qui consiste à être responsable, donc à assumer, ou tout au moins envisager, les conséquences de ses choix.

Il en va de même pour notre fameuse liberté d’expression.

Dans ce qu’elle implique comme étant la possibilité d’exprimer en assumant les conséquences de son expression, elle est d’emblée inaliénable. Cette inaliénabilité lui confère sa prééminence sur le préjugé et l’a priori et c’est en ce sens qu’elle est vertueuse.

Du devoir d’écoute afin de préserver la liberté de dire.

La liberté d’expression ne prend de sens que dans les conditions définies par une écoute. En effet, l’écoute est incontournable et pour deux raisons distinctes. Elle garantit la pertinence de sa propre liberté d’expression et elle est garante de la compréhension du message exprimé.

  • Elle garantit la pertinence de sa propre liberté d’expression ; en effet, sans écoute, il est simplement impensable de pouvoir intervenir suite à une première expression afin de participer à l’échange. De fait, la participation est pertinente et engage elle-même notre propre responsabilité (puisque librement engagée). La pertinence de notre propos en réponse à un message est une marque forte de respect de son interlocuteur et donc de la considération que l’on porte à son expression, quelle qu’elle soit. Ainsi, il me semble plus clair et performant de s’opposer ou de marquer sa réprobation après avoir entendu (au sens étymologique du verbe : tendre vers, puis au moyen âge : comprendre) son interlocuteur.
  • Elle est seule garante de la possibilité d’apprécier à sa juste valeur le message exprimé et donc d’en tirer toutes les conséquences qui, dans notre société se résument à deux catégories majeures : les propos sont dans un cadre légal, les propos sortent du cadre légal. Dans tous les cas, il parait inapproprié d’interdire a priori une expression sous prétexte que cette expression portera des messages répréhensibles. Le fait d’interdire l’expression a priori porte un nom qui ne peut, selon moi, être encore d’actualité dans la France d’aujourd’hui : la censure.

Ce lien entre liberté d’expression et devoir d’écoute est primordial pour éviter de tomber dans les travers de toutes les formes de fanatisme.

Le cas de Dieudonné et notre République

Prenons le cas bien concret de l’humoriste Dieudonné qui a défrayé la chronique récemment et posons nous la question suivante : qui entre celui dont on prétend qu’il va exprimer des messages illicites et celui qui est en charge du maintien desdits propos dans le cadre de la loi a raison ?

Pour moi, celui qui va peut-être, ou même certainement, exprimer une opinion dont le message est puni par loi se rend coupable au moment même… où il l’exprime ! Il n’est en aucun cas coupable de propos qu’il n’a pas tenu mais que l’on pense avec certitude qu’il tiendra. Si le législateur, ou plutôt en l’occurrence « l’exécuteur » (pour bien marquer la différence entre le pouvoir législatif et exécutif) préjuge et interdit ou censure de manière pro active, il bafoue le principe fondamental de liberté d’expression et de plus il enfreint probablement la loi, ou à défaut l’esprit de la loi, en jugeant a priori. Et en jugeant a priori, il sort du cadre de ses prérogatives qui ne sont en aucun cas de juger (pouvoir judiciaire), mais bien d’appliquer la loi. Pour rappel, ceux qui appliquent leur propre loi (car c’est bien ce dont il s’agit en la matière) s’affranchissent au nom du peuple (du fait de leur nomination par un chef de gouvernement lui-même nommé par un président élu) de la première des garanties que le peuple est en droit d’attendre de la République : son égalité en droit.

De manière un peu brutale et pourtant incroyablement réelle, l’action menée par le ministre de l’intérieur dans l’affaire Dieudonné par le truchement des préfets et de l’invocation d’un potentiel trouble à l’ordre publique, n’est autre que le reniement par celui-ci de ce qui lui confère sa légitimité.

En poussant plus avant dans ce raisonnement, c’est une entorse grave au principe de séparation des pouvoirs qui fonde l’équité de la République : le législatif, l’exécutif et le judiciaire.

Au-delà de tout ce que l’on peut penser de ce que les propos de Dieudonné contiennent comme message nauséabond et inacceptable, personne, ni même un gouvernement ne peut les condamner a priori. Il faut qu’ils soient effectivement prononcés pour pouvoir donner lieu à une action judiciaire. En la matière, j’affirme que la liberté d’expression n’a pas été garantie et de plus, elle a subit un grave préjudice du fait de l’emballement que la situation a provoqué.

Mais à qui doit-on cet emballement ?

Je vois personnellement deux responsabilités flagrantes : celle des média et celle du « court-termisme » et du besoin frénétique de communication de ceux qui nous gouvernent.

Pour conclure, je pense qu’il n’est pas possible de faire une limitation du droit de la liberté d’expression, mais que tout nous invite à être particulièrement vigilant sur ce que l’on peut en faire. D’autre part, il faut que le droit, donc le législateur, soit en mesure de punir sévèrement l’inacceptable (à partir du moment où nous sommes suffisamment sages et apaisés pour le distinguer de ce qui est acceptable) ; et que l’on poursuive effectivement et de manière efficace ceux qui utilisent ce précieux trésor à des fins qui vont à l’encontre de l’humanisme et du respect de l’autre, valeurs cardinales de notre République.

 

Le fiasco du titre du PSG illustre le fiasco de la France

2799919_psg-debordements-yann-foreix_640x280C’est en revenant d’une réunion militante organisée dans le premier arrondissement de Lyon que j’apprends ce qui c’est passé à Paris aujourd’hui. Le PSG a finalisé son titre de champion de France hier soir à Lyon au stade de Gerland et je les félicite en tant qu’amateur de football. Mais je ne félicite ni l’organisation par le club, ni la préparation des pouvoirs publics qui ont laissé filer une célébration sur l’esplanade du Trocadéro qui devait être une fête ; c’est finalement un terrible fiasco qui met en évidence les difficultés vécues par les français et l’incapacité des pouvoirs publics à assurer la sécurité. Lire la suite

Ayez du Coeur ! Ayez de l’Esprit ! Aimez la France !

Lors de son adieu aux armes, le 29 juin dernier, le Général Gouverneur Xavier Bout de Marnhac dit avec éloquence et conviction un discours très bien rédigé que je souhaite partager avec les lecteurs de mon blog. L’intégralité du discours est à la fin de ce post, mais je tiens surtout à insister sur la partie à destination des plus jeunes. Ce discours est « résolument tourné vers l’avenir ! » Lire la suite